Le mythe de l'entrepreneuriat dans le service

Mon postulat de départ est le suivant. Lorsque vous créez une entreprise c'est avant tout par passion mais c'est aussi dans l'espoir d'atteindre une certaine réussite sociale et/ou financière. En fait, je pense que le travail par passion est un luxe que s'offrent certaines personnes lorsqu'elles ont réussi à atteindre une situation financière suffisante pour le reste de leur vie. Pour les autres, l'espoir d'une rémunération plus haute est l'une des raisons de la création.

Aujourd'hui, la voie la plus simple lorsque l'on veut monter sa boite, c'est le service. C'est d'ailleurs le choix que font la majorité des entrepreneurs que je rencontre actuellement. Au sens économique du terme un service est : "une production économique qui « se caractérise essentiellement par la mise à disposition d'une capacité technique ou intellectuelle » et non par la fourniture d'un bien tangible à un client. Ainsi, la production de services ne se fait pas au moyen d’usines, et la consommation de biens intermédiaires est plus réduite que dans le secteur secondaire." Pour ma part, je réduit le qualificatif "service" aux entreprises dont le coeur de métier est la vente de "temps humains". Si vous éditez un site e-commerce, vous n'êtes pas pour moi dans une activité de service et cela a contrario de la définition économique (je suis un garçon têtu). Cette précision faite, revenons à notre sujet. 

Les business models du service attirent de nombreux entrepreneurs et cela pour une raison simple : Entreprendre dans ce secteur c'est facile à court terme. Mais sur le moyen, long terme c'est vraiment plus compliqué. Surtout, lorsque vous voulez faire une culbute... 

En effet, lorsque vous vous lancez dans le service, vous avez très peu de barrières à l'entrée. Le time to market est immédiat. Un bureau, un ordinateur, votre tête, vous êtes en situation de produire vos premiers euros de chiffre d'affaires. Vous n'avez pas d'investissements à financer, pas de salariés, pas de chaine de production, rien qui vous oblige à prendre des risques. Très souvent, vos premiers clients sont vos premiers bénéfices.

Les choses se compliquent lorsque vous voulez grossir. Pour ce type de business, les coûts fixes grossissent à mesure que vous gagner des clients et donc du chiffres d'affaires. Si vous voulez avoir plus de clients vous devez embaucher des gens afin de produire plus de missions par exemple. Ces embauches font alors gonfler la masse salariale et donc vos couts fixes. Le résultat est sans appel. Vous augmentez vos bénéfices mais pas forcément la rentabilité de votre entreprise. Hors, c'est précisément cet élément que regarde tout acheteur potentiel. La rentabilité. Vous devez trouver le meilleur équilibre entre chiffre d'affaires et rentabilité. 

Les choses ne se passent pas exactement de la même manière dans les business "produit". Lorsque vous voulez vous lancer, vous devez amorcer votre activité et cela avant même de rentrer le premier euro de chiffre d'affaires. Prenons le cas d'un e-commerçant, celui doit financer son site, ses stocks, sa distribution, une petite équipe, et un petit plan de communication pour espérer vendre son premier produit. C'est d'ailleurs pour cette raison que beaucoup d'entrepreneurs vendent un bout de leur capital social à des VC's ou BA. Dans ce type de business l'enjeu est d'atteindre le plus rapidement possible une masse critique de clients permettant à l'entrepreneur de couvrir les couts fixes induits par le fonctionnement de la structure. Mais lorsque le point mort est atteint, le bénéfice s'envole au profit de la rentabilité de votre business. Il ne reste plus après qu'à croitre en faisant en sorte de maitriser par paliers la croissance afin de ne pas détériorer la rentabilité de l'entreprise. C'est plus dangereux et plus risqué à court terme, mais bien plus efficace sur le long terme. 

Mes amis e-commerçants vont surement rire jaune lorsqu'ils vont lire ce billet. Sur le papier, c'est évident. Dans la pratique, c'est plus compliqué que ça ! Que ça soit dans le produit ou les services, les entreprises sont soumis à de nombreux facteurs exogènes qui influencent de manière directe la rentabilité des entreprises. Pour ma part, si j'avais à lancer une nouvelle boite aujourd'hui je viserais sans aucun doute un modèle hybride. Un business model entre produit et service utilisant le web comme moyen de distribution et de communication. Stay tuned ! 

Ils changent le monde

Vous connaissez tous Seth Godin ou du moins vous en avez entendu parlé. Cet ex-directeur marketing de Yahoo! est sans doute l'un des plus influents marketeux de ces dernières années. Il défend notamment l'approche du "permission marketing". Une idée du marketing relationnel selon laquelle les marques doivent créer une relation avec leurs consommateurs afin que ceux-ci acceptent peu à peu et volontairement de donner des informations sur eux.

Seth est aussi un auteur à succès. Il est ainsi l'auteur de quelques bestsellers et tiens un blog qui réunit prés de 400.000 VU / mois.  La semaine dernière, il a fait sensation en publiant une note intitulée "Moving on" et dans laquelle il expliquait pourquoi va abandonner ses éditeurs papier et se concentrer uniquement sur une distribution digitale de ses livres. Comme à chaque billet majeur, ses écrits on fait grand bruit sur la toile mondiale. Mais là n'est pas la question.

Seth fait parti de cette nouvelle génération de super consultant issus du web. Kevin Rose, Chris Anderson, Timothy Ferris, Tony Hsieh,  ... il y a une belle brochette de personnalités brillantes dans la Valley. Je suis à chaque fois bluffé par la qualité de leurs publications. Très souvent leurs notes bousculent les ligne établies et remettent en cause les schémas traditionnels de business. Je suis peut être trop enthousiaste, mais il faut reconnaitre que les conversations qu'ils génèrent, contribuent à changer le monde... 

Les dessous de René La Taupe

C'est à mon tour de participer au challenge lancé par @Nicolasbordas et de tenter de monter #EnHautduCocotier. Pour ma participation, j'ai choisi de traiter d'un sujet populaire, visible et sympathique : René La Taupe :)

Si comme moi vous êtes curieux de savoir qui se cache derrière cet improbable succès marketing, rendez vous sur le blog de Nicolas ! Je vous invite à propager ce billet autour de vous à l'aide des boutons sociaux ! Qui sait, ce soir je serais peut être #EnHautDuCocotier !

Gartner Hype Cycle 2010

Comme chaque année depuis 1996, Gartner a publié en Août son "Hype Cycle". Étonnamment, l'information n'a pas été beaucoup reprise cette année au sein de la blogosphére. Même mon ami @cgiorgi qui pourtant en avait fait sa spécialité n'a pas repris l'information ! 

Pour ceux qui l'ignorent, le "hype cycle" est une représentation graphique créée par le célèbre institut Gartner qui représente la diffusion et l'utilisation effective de technologies émergentes dans nos sociétés. Pour comprendre le graphique, je vous encourage à visiter la page Wikipédia dédiée. 

Gartner Hype Cycle 2010

Ce graphique synthétise donc des dizaines de technologies "hype". Qu'est ce que l'on y apprends en 2010 ? 

Tout d'abord, on apprends que les tablettes et autres interfaces tactiles sont sur le plateau de productivité ce qui veux dire qu'elles ont trouvées leurs places dans les entreprises et chez les gens. Un doute persiste à propos des e-books qui doivent encore convaincre.

Les technologies mobiles quand à elles sont très présentes et cela sur le plateau de productivité. Micro-paiement, application store, la géolocalisation sur mobile, la révolution "mobile" n'est plus une illusion.

L'avancé du web social n'est pas en reste non plus. Même si le microblogging doit encore convaincre, les outils de tracking social sont en pleine phase de R&D. Qui sait, peut être aurons nous rapidement des metrics de suivi incontestables ;)

Si vous voulez pousser l'analyse, une partie des slides de l'étude sont ici.

 

Read It Later, lisez vos articles favoris en étant déconnecté

Je découvre depuis quelques semaines le service web Read It Later, traduisez "Le lire plus tard". Merci @mathieu !

Du simplicité déconcertante, ce service vous permet d'archiver du contenu texte afin de le consulter lorsque vous n'avez pas accès au web. Eh oui, à l'ére du tout "On The Cloud", on oublie trop souvent qu'il existe plus que des zones blanches, des moments blancs. Si comme moi, vous voyagez souvent en avion alors vous savez de quoi je parle :-)

Après une petit inscription (mail, pseudo et mot de passe suffisent), Read It Later va vous permettre de construire une liste de lecture. Le service est pour cela totalement intégré à votre navigateur (une extension) et est aussi intégré à quelques lecteurs de flux comme Reeder sur iPad ou iPhone. Un clic suffit à archiver le contenu. Il ne vous reste plus ensuite qu'à installer les différentes apps Read It Later (iPhone ou iPad) afin d'accéder à ce contenu en étant offline. Un service simple et utile que je vous conseille !

Une petite précision. De plus en plus de contenus sont bien sur disponible au travers d'apps. Toutefois, si comme moi, vous consommez beaucoup de blogpost ou autres articles issus de webzine, alors Read It Later va vous changer la vie ;)

REWORK : The new business book

Je viens de finir la lecture de "REWORK", un livre écrit par Jason Fried & David Heinemeier Hansson, les fondateurs de 37signals. Le livre est un recueil de conseils / idées / retour d'expériences à propos de la création d'entreprise. Des exemples et de nombreuses phrases chocs telles que "Planning is guessing" ou encore "Don't confuse enthusiasm with priority" ponctuent chaque paragraphe et vous aide à mémoriser le contenu du livre. A défaut de suivre tous les conseils (certains sont quand même un peu extrémiste), je vais m'inspirer du contenu de ce livre pour améliorer mon management d'entreprise chez @xprimeid

Deux choses m'ont marquées dans le livre. La première, c'est que notre industrie c'est à dire celle du web et du software, est une industrie vraiment à part des autres. Ce n'est bien sur pas une surprise pour moi, mais quand vous lisez ce livre, vous vous apercevez à quel point nous pouvons nous éloigner des règles habituelles de création d'entreprise. Pas ou peu de business plan, couts et investissement de départ symbolique, équipe réduite, CA mince mais forte rentabilité, etc... Ce livre vous conforte dans l'idée que l'industrie du web est encore "presque" vierge et que les règles ne sont pas encore écrites ! De nombreuses opportunités s'offrent à vous ;)

Ensuite, le contenu du livre s'inscrit vraiment dans la culture américaine du "winner". Quelques conseils peuvent en effet vous surprendre si vous ne connaissez pas nos amis américains. Le plus decaptant est sans doute celui qui démontre que la notion d'échec est sur valorisée dans nos sociétés. Statistiques à l'appui, nos amis entrepreneurs vous démontrent qu'un entrepreneur qui a échoué n'a pas plus de chance de réussir un nouveau projet que ceux qui se lancent pour la première fois... ça à de quoi surprendre, non ? 

Le livre est ponctué de démonstration de ce type, décapante et surprenante. De quoi vous faire réfléchir au bord de la plage ! Bonne lecture ! 

La vie à l'intérieur d'une agence digitale

Les agences qu'elles soient digitales ou non, nourrissent de nombreuses idées reçues. Brief client, process créatif, mise en œuvre, ..., la vie d'une agence n'est pourtant pas si différente de la vie d'une autre entreprise. Chez @xprimeid nous ne dérogeons pas à la règle. Nous devons gagner des clients, produire des dispositifs, délivrer nos livrables et facturer nos prestations. Nous sommes vraiment à des années lumières des communiquants que vous pouvez observer dans la série Mad Men (hum, dites moi, qu'est ce que Mad Men?).

Cette image de "pubard", créée la méfiance chez la plupart des prospects qui, au début de la relation, se méfient toujours un peu du modèle "agence" . Malgré la relative jeunesse de ma carrière, j'ai ainsi déjà du entendre des centaines de fois : "Vous êtes une agence, vous n'êtes la que pour que je dépense de l'argent" Bien sur, ne soyons pas dupe, je suis content lorsque mes clients dépensent de l'argent chez moi, mais je le suis encore plus quand, grâce à cet investissement, ils vendent bien plus. Il s'agit de l'essence même de mon métier - Aider mes clients à mieux vendre. Cet élément semble pourtant être ignoré par un nombre non négligeable de prospects.

Avec @francoisgarcia nous avons donc eu l'idée un peu folle d'ouvrir à tout le monde les portes de l'agence. L'idée serait de couvrir pendant quelques semaines la vie de l'agence en vidéo et de diffuser le tout sur le web. Pour recueillir le contenu, nous utiliserions non pas une boite de production telle que X-PRIME Production, mais plutôt les collaborateurs de l'agence eux même. Equipés de cameras Flip ceux-ci capteraient directement le contenu lors de réunions, présentations ou autres moment de vie de l'agence. Celui-ci serait alors centralisé et produit pour aboutir à des épisodes. Si les délais de production et de mise en ligne seraient suffisamment rapide, les internautes pourraient même interagir avec les équipes via notre compte Twitter (@xprimeid) ou notre blog. Le projet est encore au stade de l'idée.

Il y a malheureusement quelques freins qu'ils faut lever pour la mettre en œuvre. Le coût homme et financier d'une telle opération et non négligeable d'autant plus qu'il est difficile d'y associer un annonceur puisque celui est déjà présent (l'agence). Ensuite, la participation des salaries n'est pas si évidente que cela. Ils doivent jouer le jeu et penser en permanence à acquérir du contenu. Finalement, c'est aussi une ouverture et un degré de transparence qui n'a pas son pareil au risque peut être de l'être un peu trop...

J'ai publie l'idée sur mon compte Twitter (@maximegarrigues) il y a quelques jours de cela. Le projet a séduit quelques followers et j'ai même d'autres agences qui m'ont indiquées travailler sur des projets similaires.. Je dois encore murir le concept, donc si après avoir lu cette note vous avez des idees, des demandes qui vous viennent à l'esprit n'hésitez pas à commenter. De la même manière, si vous voulez donner un coup de main ou connaissez des personnes susceptibles d'être impliqué dans un tel projet, n'hésitez pas à partager cette note. Vous êtes les bienvenues ;-)

Et si Facebook devenait payant ?

N.B : Ce billet est rédigé depuis un iPad. Celui-ci n'étant pas l'outil parfait pour produire du contenu vous m'excuserez pour la mise en forme hasardeuse (lien manquant, gras, etc...)

EDIT : La mise en forme était tellement déplorable, que j'ai refait un passage. 

Depuis quelques temps, je lis de nombreux posts qui critiquent le modèle Facebook. CGV qui ne respecte pas la vie privée, intrusion des marques, publication du contenu des utilisateurs en plublic et j'en passe. Tous critiquent et sûrement à juste titre d'ailleurs, l'évolution de ce réseau et invoquent la responsabilité du service dans la protection des données personnelles de ses clients. Ce que je trouve dommage c'est que personne ne remonte au racine du problème : Facebook a besoin d'argent !

Ce formidable réseau est peuplé de quelques 500 millions de clients. 500 millions d'utilisateurs qui herbergent leurs photos, publient leurs vidéos ou encore se connectent chaque jour, ce n'est pas rien en terme du coût du service, surtout sur l'internet. (Une simple recherche Google vous permettra de trouver les chiffres exacts). Ajoutez à cela des équipes pour assurer un support et des investissements permanents pour faire évoluer le service et vous obtenez un coût fixe plus important que les revenus générés. Ces charges sont d'ailleurs si importantes que Facebook a publié seulement l'an dernier un bilan affichant un résultat de quelques millions de dollars. Au vu de la taille de la boite et de sa valorisation sur le marché (Quelques milliards de dollars) vous imaginez bien que ce résultat est loin d'être acceptable.

Pour consolider les résultats (eh oui, Facebook est une entreprise) une des solutions consiste à vendre aux annonceurs les données personnelles des utilisateurs. Les 500 millions d'utilisateurs constituent en effet une des plus belle base de consommateurs au monde. Nom, prénom, âge, situation géographique, sexe, centres d'intérêts, niveau d'étude, ... , ces informations sont primordiales lorsque vous voulez annoncer le plus efficacement possible. Le ROI de ce type de campagne est bien plus élevé que des campagnes non ciblées. Facebook a donc entre ses mains un formidable "Stock" au sens actif du terme, que le réseau doit valoriser.

Bien que la problématique soit simple, les utilisateurs les plus avertis refusent l'évidence et rejettent ce "deal" signé implicitement à l'ouverture du compte. Monétiser les données au dépend des utilisateurs et s'attirer les foudres de ceux-ci ou refuser de vendre les données et ne pas être rentable ? Telle est la question. Pour ma part, je pense qu'il existe une autre solution : le payant.

Pourquoi les utilisateurs qui refusent que l'on vende leurs données personnelles ne payeraient t'ils pas pour avoir accès au service. Cela parait logique non ? Facebook "offre" le service parce qu'il se rémunère avec vos informations. Vous refusez ce fonctionnement ? très bien, vous devez payer le service en cash. Les utilisateurs payants seraient alors retirés des bases vendues aux annonceurs. Pour moi, ce modèle est crédible pour trois raisons.

  1. D'après une étude intitulée - Facebook privacy settings : Who cares ? - les jeunes sont de plus plus soucieux de leurs données personnelles et y portent de plus en plus attention. Ils savent désormais que ces données ont une valeur. Ils seront donc de plus en plus attentif a leurs protections et seront plus enclin à payer. 
  2. Les modèles freemium du social gaming type Zynga ont fait leurs preuves. Faire payer aux utilisateurs un service " Social" est possible à condition que le paiement s'inscrive dans une logique gratuite et soit indolore (Quelques centimes ou euros tout ou plus). Je suis persuadé que les utilisateurs sont désormais prêts à payer quelques euros pour avoir des services "+" tels que la non sollicitation publicitaire. Pour moi un abonnement d'une dizaine d'euros par an est largement envisageable. D'autant plus que les utilisateurs sont désormais trop engagés dans le réseau pour en partir... Facebook est addictif cf. Les stats impressionnantes d'utilisations 
  3. Le modèle 100% pub actuel ne ramènera pas suffisamment de revenus sans aller plus loin dans la vente de données et dans l'intrusion des marques sur le profil des utilisateurs. Hors, pour moi, Facebook est désormais à un point de rupture. Le service ne peut allez plus loin dans la vente des données s'en s'attirer la colère de l'ensemble de ses clients. J'imagine que nos amis de Facebook pensent déjà au payant et que des tests ont lieux afin de valider ou non cette alternative. 

Pour ma part, je prends le pari aujourd'hui que le modèle qui va émerger et permettre à Facebook de gagner beaucoup d'argent sera un modèle inspiré du freemium. Qu'en pensez vous ?

Comment lancer une boutique e-commerce à succès en moins de 6 mois ?

Shopify est une plateforme e-commerce clé en main. Il y a quelques mois de cela, la start-up a lancé un concours en partenariat avec Timothy Ferriss, le consultant le plus barré que je connaisse (Lire absolument The Four Hour Work Week). Le principe était simple. Créez une boutique sur la plateforme, vendez pendant 6 mois et la boutique qui aura généré le plus de revenus sera récompensée par une dotation de 100.000$ cash. Sympa non ? www.storecontest.com

Alors que l'on aurait pu juger ce jeu comme trop engageant (6 mois de concours, création d'une boite, achat / vente de produit et temps d'implication de 6 mois) celui-ci a rencontré un franc succès, déclenchant l'acte de création chez beaucoup d'entrepreneurs en herbe. Le jeu a ainsi mobilisé plus de 1800 participants (nouvelles boutiques) et a dégagé un revenu moyen de 696.38$ par heure durant les 6 mois que durait le concours.

Je m'arrête là pour les stats du concours car Shopify a édité un infographic qui synthétise tout ça. Voir ici . Concentrons nous plutôt sur les cinq gagnants

  • $5,000 Top Apparel Store: Nashville Flood Tees - www.nashvillefloodtees.com 
    Concept : Vendre des T-Shirts d'artistes afin de venir en aide aux sinistrés des inondations de Nashville.
  • $5,000 Top Digital Good: Buy Mafia - www.buymafia.com
    Concept : Vendre des objets virtuels afin de permettre aux joueurs de Mafia (Social Game dans Facebook) d'acheter des objets pour faire évoluer plus rapidement leurs personnages.
  • $5,000 Top Miscellaneous: Grove - www.grovemade.com
    Concept : Vendre des objets designs pour la vie quotidienne 
  • $5,000 Top Electronics Store: Vaporizers.com - www.vaporizers.com 
    Concept : Vendre des produits qui vaporisent
  • $100,000 Overall Top Store: DODOCase - www.dodocase.com 
    Concept : Vendre une housse originale pour iPad

Le plus intéressant là dedans c'est bien sur le retour d'expérience des participants. Ils ont tous été confronté à une problématique simple mais diablement difficile à résoudre : Comment lancer une boutique e-commerce à succès en moins de 6 mois ? Pour cela, il aura fallu choisir un produit, poser un plan d'action, un MIX et vendre. Pour comprendre, Tim a réalisé une interview simplifiée des cinq gagnants et leur a posé les questions suivantes.

  1. How did you decide on your product? What ideas did you consider but reject, and why? 
  2. What were some of the main tipping points (if any) or a-ha moments? How did the tipping points happen?
  3. What were your biggest mistakes, or biggest wastes of time/money? 
  4. Key manufacturing and marketing lessons learned?
  5. If you were to do it all over again, what would you do differently? 
  6. What’s next? 

Je ne vais pas m'attarder sur le coté opérationnel des réponses, n'étant pas moi-même e-commerçant, je ne peux juger de leurs pertinences. Je vous laisse découvrir l'intégralité des réponses directement sur le blog de Tim. Pour ma part, je vais plutôt vous parler du coté entrepreneurial du concours et des quatres éléments que j'ai pu en sortir.

Tout d'abord on s'aperçoit qu'il n'y a pas dans ces concepts des idées de business révolutionnaire. Il y a uniquement de belles réalisations. Une idée ne vaut donc rien, c'est sa mise en oeuvre, la manière dont vous allez la réaliser qui est créatrice de valeur. L'exemple de DODOcase est frappant. Le besoin auquel réponds le produit est simple et est déjà occupé par de nombreux concurrents : Une housse pour iPad. Pourtant, la start-up à su se démarquer par un marketing original, un produit différenciant, bref un MIX unique.

Ensuite, on constate encore une fois que le time to market est primordial. Arriver sur un marché trop tôt nous vous permettra pas de rencontrer la demande. A l'inverse arriver trop tard, vous mettra dans une situation inconfortable car vous vous retrouverez face à beaucoup de concurrence qui rendra votre développement plus difficile. La solution est donc dans l'anticipation et dans la vision. J'anticipe les besoins des gamers sur des jeux "sociaux" par exemple.

On continue, en s'apercevant qu'aucun des élus n'a réalisé une étude de marché approfondie. Ils ont tous eu une intuition qui a pu se vérifier dès le début de leurs activités. Cet élément est d'autant plus vrai, que se sont des pures players, aux couts fixes relativement bas. La prise de risque est néant vs des business comme l'industrie par exemple. Qui plus est, ils visent des niches. Avec une centaine d'euros vous pouvez monter une boutique, y mettre des produits et acheter des AdWords pour générer des premières ventes. Si ça marche, il ne vous reste plus qu'à adapter la production en conséquence et à dimensionner correctement votre affaire (Site e-commerce, plan média, etc...)

Finalement, on apprends qu'ils ont fait des erreurs et que malgré cela ils ont réussi. Ce dernier point est vraiment important car je croise encore trop de personnes qui n'osent pas lancer quelque chose de peur de faire des erreurs. Une chose est sure, l'erreur si ce n'est pas une faute est bénéfique !

Je m'arrête là. Rien de révolutionnaire dans ce post. Ces quatre points sont des évidences que vous pouvez lire ici ou là sur le net mais il me semblait utile de vous les rappeler à la lumière de ces exemples. Bonne vacances à tous si vous en prenez, pour ma part je vous donne rendez vous dans une petite quinzaine.

5 commandements pour recruter de nouveaux followers

N.B : Ce billet n'est en rien une référence mais plutôt quelques pistes issues de l'expérience. N'hésitez donc pas à venir commenter et à y apporter d'autres points qui vous semblent élémentaires.
 
1. Tu sélectionneras intelligemment tes followings.
 
Il existe quelques outils qui vous permettent d'ajouter massivement de nouveaux followings et espérer ainsi de nombreux followers en retour. C'est tentant mais n'y succombez pas. Tout d'abord parce que cette technique est proscrite par Twitter qui l'associe à du SPAM. Ensuite, parce que cela fait perdre toute la valeur ajoutée de Twitter. Vous allez vite vous retrouver avec un flot de contenu sans intérêts et sans sens avec votre domaine d'activité ou passion. Je vous conseil plutôt de choisir avec intelligence vos followings. Ciblez plutôt les influenceurs / acteurs de votre secteur (Journalistes, Blogueurs, Chefs d'entreprises, etc..). Grâce à cela, vous aller pouvoir filtrer et diffusez à votre communauté du contenu intéressant qui encouragera les users à s'abonner à votre flux. 
 
2. Tu publieras du contenu à valeur ajoutée.

Sauf exception, vos followers ne vous suivent pas pour vos beaux yeux. Ils vous suivent car vous leur apportez une valeur ajoutée par le contenu que vous publiez. Vous partagez par exemple du contenu de spécialiste du monde hippique et à ce titre vous êtes identifié comme tel par vos followers qui vous suivent pour votre expertise / veille sur le sujet. Faites bien la distinction entre le contenu qui a ça place sur Twitter (pro) et le contenu que vous devriez réserver à vos amis sur Facebook. Vos followers n'aiment pas le mélange des genres. Fixez vous une "ligne éditoriale" et tenez là que ça soit en publiant votre contenu ou en ReTweetant celui des autres.

3. Tu interagiras avec tes followers. 

Avec le temps je me suis aperçu que les RT ne vous apportent pas réellement de nouveaux followers. Très souvent, les utilisateurs se contentent de lire le contenu. La meilleure façon d'être visible et de prouver votre valeur ajoutée aux autres est sans aucun doute l'interaction (@). N'hésitez donc pas à rentrer dans les discussions ou vous avez une valeur ajoutée. N'hésitez pas non plus à engager la discussion avec vos followers et à interagir avec eux. Un compte interactif est bien plus sexy à suivre qu'un compte qui ne vit que par des RT et des publications unilatérales 

4. Tu seras toi même.

J'appelle ça le "Bling Bling Social". Très souvent, les personnes cherchent à cacher ce qu'elle sont vraiment et se présentent sur un meilleur jour dans les réseaux. N'ayez pas honte de ce que vous êtes. Vos followers aiment la transparence et l'authenticité. Soyez donc vous même. N'hésitez pas à prendre position, affirmez vos idées et parfois si c'est nécessaire, poussez des coups de gueule. Attention toutefois à ne pas trop en faire....

5. Tu feras la promotion de ton compte @maximegarrigues

C'est une certitude, pour recruter de nouveaux followers votre compte doit être médiatisé. Mentionnez le dans votre signature de mail (quelques dizaines ou centaines de personnes y seront exposés par jour), mentionnez votre compte dans toutes vos publications ou encore référencez le sur des mots clés associés à votre nom et prénom. Si vous suivez les quatre premiers commandements, votre compte sera le reflet de votre expertise et de votre personnalité. Vous avez donc tout à gagner en le médiatisant.